La folie au cinéma

Un cycle de cours d'analyse de films avec Olivier Lecomte
  • 20/03 > 24/04 le Mercredi de 19h00 à 21h00

Traiter de la folie à l’écran : de nombreux cinéastes s’y sont risqués en mettant en scène les tourments de personnages atteints de troubles mentaux. Au point de brouiller parfois les frontières et d’amener le spectateur à voir le monde selon leurs points de vue, comme dans L’amant double ou The Father. Luis Bunuel, de son côté, a réalisé dans sa période mexicaine des portraits de grands obsessionnels : El, que Jacques Lacan montrait à ses étudiants comme parfaite description clinique de la paranoïa ou La vie criminelle d’Archibald de la Cruz qui lie inextricablement excitation érotique et mort violente.

Quant aux films traitant de l’hôpital psychiatrique, ils nous font vivre une véritable descente aux enfers. Et ce n’est pas un hasard si parmi les genres qui ont abordé le sujet on trouve majoritairement le thriller ou le film d’horreur. De l’inquiétant Docteur Caligari au directeur criminel de Spellbound, les murs de l’asile abritent de bien sombres personnages.

Quant aux patients, ils sont tantôt montrés comme les victimes d’un environnement familial nocif (La tête contre les murs), tantôt comme les symptômes révélateurs d’une société malade (Shock Corridor, Vol au-dessus d’un nid de coucou). L’amour lui-même n’est pas épargné et peut devenir, sous la houlette de Chabrol, Preminger ou Mankiewicz, un terrain miné où s’égarent des êtres maladivement jaloux, voire possessifs jusqu’au crime.

Les mercredis du 20/03 au 24/04 de 19h à 21h

Inscriptions : 02 605 14 80 ou lephare@uccle.brussels